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Sombre dimanche - Prix Livre Inter 2013

Détails sur le produit: » Prix: 656,000 VNĐ » Barecode: 9782226245175 » Auteur: Alice Zeniter » Éditeur: ALBIN MICHEL » L'année d'édition: 3 janvier 2013 » Langue: Français » Dimension: 20,4 x 13,8 x 2,8 cm » Nombre de page: 283 » Poids: 0,344 Kg

Descriptions du produit

Les Mandy habitent de génération en génération la même maison en bois posée au bord des rails près de la gare Nyugati à Budapest. Le jeune Imre grandit dans un univers mélancolique de non-dits et de secrets où Staline est toujours tenu pour responsable des malheurs de la famille. Même après l'effondrement de l'URSS, qui fait entrer dans la vie d'Imre les sex-shops, une jeune Allemande et une certaine idée de l'Ouest et d'un bonheur qui n'est pas pour lui.
Roman à la poétique singulière, tout en dégradés de lumière et de nostalgie, Sombre dimanche confirme le talent d'Alice Zeniter, révélée par Jusque dans nos bras.

Alice Zeniter a 26 ans. Normalienne, elle est désormais en thèse d'études théâtrales à la Sorbonne nouvelle. Elle a vécu plusieurs années en Hongrie où elle a entre autres enseigné le français et bu du vin chaud pendant l'hiver.
Elle écrit aussi pour le théâtre {Spécimens humains avec monstres, pièce lauréate de l'aide à la création du Centre National de Théâtre en 2010), a collaboré à plusieurs mises en scène de la compagnie Pandora et travaille comme dramaturge et auteur pour la compagnie Kobal't.
Deux moins un égal zéro, son premier livre publié à 16 ans aux Éditions du Petit Véhicule et à présent introuvable, lui a valu le Prix littéraire de la ville de Caen.
Jusque dans nos bras, son premier roman paru en 2010, a été récompensé par le Prix littéraire de la Porte dorée la même année puis par le Prix de la Fondation Laurence Trân l'année suivante. Il est disponible au Livre de poche depuis un an.
 
Revue de presse
 
Littérature étrangère made in France, échappée belle. Tentative de constitution d'un univers mental allophyle. Non pas re/constitution patho-historique comme un film en costumes. Peu ou pas de pittoresque, plasticité des détails. «Imre pouvait entendre la voix du grand-père lui parvenir depuis l'extrême pointe du jardin triangulaire» : dès la première phrase, écriture du corps dans l'espace, pétri de sons, échos, géométrie des distances. On sait exactement en quel point du cerveau on se trouve...
Voilà la partition donnée du livre : une vie qui s'écoule ensommeillée, assoupie sous l'Histoire, grommelant à demi-consciente, puisque le Mur tombera, que Imre deviendra capitaliste dans un sex-shop, que sa soeur avortera, sa mère mourra, que tout changera sans que rien ne change jamais pour lui...
Sombre Dimanche applique avec rigueur son programme de défaillance et d'effacement, dont la moralité revient une fois de plus à l'aïeul : «Je croyais quand j'étais plus jeune qu'en vieillissant on arrivait à la sagesse mais c'est des conneries. On n'arrive à rien qu'à vieillir.» (Eric Loret - Libération du 3 janvier 2013)

Il y a presque trois ans, Jusque dans nos bras (Albin Michel, 2010) jouait sur ses mots, sur nos bons sentiments et sur la génération de son auteur (née en 1986). Evidemment douée, un (bon) brin agaçante, Alice Zeniter surprenait déjà par sa maturité et son habileté à jongler avec les discours et l'air du temps. On attendait la suite avec impatience...
La jeune femme a énormément gagné en technique (franchement, que trouve-t-on à redire, ici ?), elle affiche des progrès saisissants... mais dans une tout autre direction que celle qu'elle semblait prendre. (Nils C. Ahl - Le Monde du 10 janvier 2013)

Avec maîtrise, sans aucun pathos et en jouant habilement de la chronologie, Alice Zeniter dresse une fascinante saga. Aucun des Mandy n'a choisi sa vie, pas plus que le pays ne semble avoir jamais maîtrisé son destin. Mais s'ils sont juste traversés par l'Histoire et leurs pauvres histoires, leurs pauvres rites, ces quatre-là se dressent au milieu du vide, de l'absence et de la fatigue d'exister avec une sublime mélancolie. Tels des errants de Giacometti. (Fabienne Pascaud - Télérama du 13 février 2013)

Son roman entrecroise habilement et à un rythme soutenu les époques : la guerre, la chape stalinienne, la chute du communisme. La jeune romancière (26 ans) met en écho les illusions (politiques, idéologiques, sentimentales) et les déceptions de personnages grevés par la fatalité. (Baptiste Liger - L'Express, février 2013)

Sur fond d'occupation russe puis de fin du communisme, Alice Zeniter décrit, dans Sombre dimanche, les servitudes et les rêves d'une famille hongroise haute en couleur...
Romancière déjà très agile et assurée, Alice Zeniter fait évoluer des personnages attachants qui bataillent avec la colère, la tristesse et la frustration. Très douée pour associer une petite musique intime aux grondements de l'Histoire, l'auteure de Jusque dans nos bras (Albin Michel, 2010, repris en Livre de poche) ouvre grand la porte sur un pays tourmenté qu'elle peint avec tendresse et réalisme. (Alexandre Fillon - Lire, mars 2013)

Le 39e Prix du Livre Inter a été attribué lundi à Alice Zeniter pour Sombre dimanche, publié chez Albin Michel. La romancière de 26 ans retrace, sur plusieurs générations, l'histoire d'un pays et d'un clan...
L'auteur entremêle parfaitement le majuscule et le minuscule. Le grand-père et sa colère, le père et ses silences, la fille et sa fragilité, le fils et ses frustrations. Les changements en Hongrie n'amènent pas de changements dans leurs vies. "Ceux qui ne sont pas satisfaits émigrent, disait le grand-père. C'est bien. C'est mieux. Avant ils se pendaient. C'était l'émigration à la hongroise." Sombre Dimanche raconte l'histoire d'un pays et le quotidien d'une famille. Les rêves voraces, les réalités tenaces. On n'oubliera pas le fils rentrant à la maison au bord des rails et découvrant le père et la fille en train de fumer des cigarettes dans le jardin triangulaire : deux petits points rouges dans la nuit. (Marie-Laure Delorme - Le Journal du Dimanche du 20 janvier 2013)

Le lecteur vit avec les personnages la chute du mur de Berlin et les espoirs qu'elle soulève. Hélas, les lendemains démocratiques ne chantent guère. Et le sentiment de n'être pas compris, d'être observé comme une contrée étrange, persiste. On ne peut s'empêcher de penser à Sandor Maraï, écrivain hongrois des premières années du siècle dernier, qui lui aussi détectait cette condescendance occidentale, «cette bienveillance des grandes nations pour les enfants des petites nations», bienveillance à la limite du mépris...
Le roman d'Alice Zeniter a raflé plusieurs prix littéraires, pas forcément les plus prestigieux mais ceux qui disent l'appétit d'un public lecteur. L'écriture simple, économe en mots et en effets de style, donne au livre sa force d'attraction. Elle laisse ainsi toute sa place à l'histoire de ses personnages et à l'étrangeté du décor planté. (Dominique Quinio - La Croix du 3 juillet 2013) 
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