Notre histoire commence en Allemagne. En Allemagne du Nord. À Oldenbourg, près de Königsberg.
Nous sommes avant 1939. Königsberg n'est pas encore russe. Königsberg n'est pas encore Kaliningrad. Le front de l'Est et la Seconde Guerre mondiale sont pour plus tard.
Pour l'instant, Königsberg est encore Königsberg. La ville d'Emmanuel Kant.
Des touristes y viennent lui rendre hommage. Ils arpentent sa demeure. Kant l'habita de 1724 à 1804, aux dires du guide. Ils visitent le bureau où l'Oeuvre fut écrite. Ils le quittent à l'heure exacte où Kant commençait sa promenade quotidienne. À 17 heures tapantes. Ils suivent son chemin. Ils prennent le rythme de ses pas, les yeux rivés sur leur montre. Ils sont de retour à sa maison à 18 heures. Pile. Comme Kant.
Comment a-t-il fait pour écrire la Critique ? Ils n'ont rien vu d'autre qu'une maison, un bureau, une rue pavée, un petit parc et une église. Ils ne comprennent pas. Ils sont déçus. Ils n'auraient pas dû payer un guide pour si peu. Qu'espéraient-ils, au juste ? Découvrir la pierre philosophale ?
C'est trop tard. Le mal est fait.
Avec l'argent qu'il leur reste, ils vont au restaurant. Ils choisissent une terrasse au bord de la mer Baltique. Le poisson est succulent. Ragaillardis, ils se dirigent vers la plage. L'eau est trop froide pour se baigner. Ils veulent faire des ricochets mais ils peinent à trouver des cailloux plats. Sur la plage de Königsberg, il n'y a que de gros morceaux d'ambre tout ronds. Ça ne va pas pour les ricochets. Hegel lui-même en conviendrait.
Nous sommes avant 1939. Königsberg n'est pas encore russe. Königsberg n'est pas encore Kaliningrad. Le front de l'Est et la Seconde Guerre mondiale sont pour plus tard.
Pour l'instant, Königsberg est encore Königsberg. La ville d'Emmanuel Kant.
Des touristes y viennent lui rendre hommage. Ils arpentent sa demeure. Kant l'habita de 1724 à 1804, aux dires du guide. Ils visitent le bureau où l'Oeuvre fut écrite. Ils le quittent à l'heure exacte où Kant commençait sa promenade quotidienne. À 17 heures tapantes. Ils suivent son chemin. Ils prennent le rythme de ses pas, les yeux rivés sur leur montre. Ils sont de retour à sa maison à 18 heures. Pile. Comme Kant.
Comment a-t-il fait pour écrire la Critique ? Ils n'ont rien vu d'autre qu'une maison, un bureau, une rue pavée, un petit parc et une église. Ils ne comprennent pas. Ils sont déçus. Ils n'auraient pas dû payer un guide pour si peu. Qu'espéraient-ils, au juste ? Découvrir la pierre philosophale ?
C'est trop tard. Le mal est fait.
Avec l'argent qu'il leur reste, ils vont au restaurant. Ils choisissent une terrasse au bord de la mer Baltique. Le poisson est succulent. Ragaillardis, ils se dirigent vers la plage. L'eau est trop froide pour se baigner. Ils veulent faire des ricochets mais ils peinent à trouver des cailloux plats. Sur la plage de Königsberg, il n'y a que de gros morceaux d'ambre tout ronds. Ça ne va pas pour les ricochets. Hegel lui-même en conviendrait.








