Descriptions du produit
Qu'est-ce qui est tout bleu, la tête coiffée d'un bonnet blanc et qui raffole de la salsepareille? Les Schtroumpfs, bien sûr ! Ces petits personnages à l'allure de lutins et au drôle de langage apparaissent en 1958 dans une aventure de Johan et Pirlouit, la série vedette du dessinateur Peyo : La Flûte à six Schtroumpfs. À en croire la légende, leur nom étrange est né du hasard d'une conversation. À table avec André Franquin, le père de Gaston Lagaffe, Peyo lui dit tout à trac, désignant un objet dont le nom lui échappe : "Passe-moi le schtroumpf !" Quelques mois plus tard, c'est la naissance officielle des Schtroumpfs. Peyo a imaginé tout un univers peuplé de figures attachantes et placées sous l'autorité du vénérable Grand Schtroumpf, qui veille sur son petit monde du haut de ses... 542 ans. Dans leur village aux maisons en forme de champignons, les lutins bleus vivent de gentilles aventures, se chamaillent et luttent contre l'infâme Gargamel. Et, surtout, ils parlent "schtroumpf". Une série vedette de la BD pour la jeunesse. --Gilbert Jacques
Biographie de l'auteur
Né le 25 juin 1928 à Bruxelles, Pierre Culliford, dit Peyo, entre peu après la Libération comme gouacheur au studio CBA où il esquisse ses premiers lutins pour un projet de dessin animé intitulé "Un Cadeau à la fée". Las, la compagnie ne tarde pas à péricliter, laissant le film à l'état d'ébauche et jetant sur le pavé ses artistes : Franquin, Morris, Paape et Peyo. Si les trois premiers ne tardent pas à retrouver du travail chez Dupuis, Peyo va faire un peu de tout pendant cinq ans pour gagner sa vie : dessiner des fleurs sur abat-jour, illustrer des prospectus publicitaires, faire le siège des agences de publicité pour décrocher de petits travaux qui l'aideront à apprendre les règles de la composition graphique. En parallèle, il accumule les projets et en place ici et là en 1946; quelques petits gags de l'Indien "Pied-Tendre" et du scout "Puce" en 1946 dans RIQUET, le supplément du quotidien L'OCCIDENT; "Une aventure de l'inspecteur Pik" dans LE PETIT MONDE, l'hebdomadaire promotionnel du Bon Marché; ainsi que les premières brèves apparitions du petit page "Johan" dans la rubrique hebdomadaire pour la jeunesse du journal LA DERNIÈRE HEURE. LE SOIR, de 1949 à 1952, va accepter vingt-cinq brefs gags du chaton "Poussy" et deux courtes aventures de "Johan" dans sa page hebdomadaire pour la jeunesse. A l'exception d'un seul cartoon accepté pour une couverture du MOUSTIQUE en 1949, toutes ses tentatives chez Dupuis se révélèrent infructueuse jusqu'à ce qu'il y rentre par la grande porte grâce la recommandation de l'ami Franquin, providentiellement rencontré dans un café de la Porte de Namur. Conseillé par son ange gardien, Peyo va revoir le physique et la teinte des cheveux de son page fétiche. Il remettra plusieurs fois en chantier ses premières planches, devenant aussi perfectionniste que son aîné et communiquera ultérieurement son expérience à ses cadets. Dès ses débuts dans SPIROU, le 11 septembre 1952, Johan est accueilli avec sympathie et l'apparition de Pirlouit, en 1954, suscite un véritable enthousiasme. Ce sera franchement du délire lorsque les Schtroumpfs et leur langage particulier se joindront à ce petit univers moyenâgeux en 1958. Conçus comme des personnages secondaires ne devant effectuer leur apparition que dans le seul épisode de "La Flûte à six trous", les lutins bleus — descendant en droite ligne des esquisses du "Cadeau à la fée" — font un tabac. Yvan Delporte les sacre vedettes des mini-récits, dont les petites planches et cases sont parfaitement conçues à leur taille. Le public exige rapidement qu'il vivent leurs propres aventures indépendantes, en grand, comme de vrais héros, avec leur propre série d'albums traditionnels. Et la langue schtroumpf se répand plus vite que l'espéranto ou le volapük. Débordé par la demande, Peyo s'entoure de collaborateurs et ouvre un studio de copains où défileront au fil des années Gos, Walthéry, Derib, Francis, De Gieter, Wasterlain, Blesteau, Benn et bien d'autres. Conteur d'une remarquable efficacité, à l'imagination toujours en éveil, Peyo va en effet multiplier les séries. LE SOIR publie chaque semaine un gag de Poussy, matériel qui sera ultérieurement repris dans SPIROU et prolongé par De Gieter et Desorgher. LE SOIR ILLUSTRÉ réclame une page hebdomadaire de BD. Les Éditions Dupuis accueillent en 1960 "Benoît Brisefer", son nouveau personnage de petit garçon très très fort sauf lorsqu'il s'enrhume, et Peyo lance en parallèle avec son équipe les personnages de "Jacky et Célestin" pour ne pas désappointer l'attente du SOIR ILLUSTRÉ. De 1960 à 1968, "Jacky et Célestin" y vivront sans interruption dix épisodes où se relaieront Peyo, Will, Jo-El Azara, Vicq, Walthéry, Gos, Francis, Mittéï et Roger Leloup sur les dessins ou les scénarios. Benoît Brisefer va lui aussi vivre sous le régime du relais discret : Peyo, Will, Walthéry, Delporte, Gos, Wasterlain, Blesteau. De plus en plus présents, les Schtroumpfs sont du travail d'équipe, scénarisé et surveillé de près par le Maître en personne qui se réserve son fétiche, Johan, lequel se fera malheureusement de plus en plus rare. Au fil des années, le créateur se transforme en remarquable homme d'affaires qui tient à suivre de près les innombrables produits dérivés de ses personnages : dessins animés, figurines, jeux, utilisations publicitaires ou promotionnelles. Les Schtroumpfs envahissent la planète et, avec l'aide des enfants du Maître, ce que l'artiste appelle sa PME (Peyo Moyenne Entreprise) se scinde à la fin des années 80 en un studio de dessin (Cartoon Création, dirigé par son fils Thierry) et une société régissant toutes les opérations de "merchandising" (l'IMPS, développée par sa fille Véronique). Les licences d'exploitation des personnages se comptent par dizaines de milliers et, en 1989, Cartoon Création se mue en maison d'éditions pour la publication des dernières oeuvres de Peyo, avant de revenir en 1992 à la simple production des nouveaux albums de Johan, des Schtroumpfs et de Benoît Brisefer, édités et diffusés par le Lombard. Le décès de Peyo, le 24 décembre 1992, n'interrompra pas le développement de ses séries. Il a assuré la relève. Thierry Culliford, Delporte et Dugomier scénarisent désormais avec une belle régularité de nouvelles aventures des trois vedettes maison pour les dessinateurs du studio (Desorgher, P. Garray, Alain Maury, etc.).
Né le 24 juin 1928 à Bruxelles, Yvan Delporte entre aux éditions Dupuis comme retoucheur peu après la Libération. Après avoir fait un peu de tout dans les ateliers, il est chargé d'animer le journal de SPIROU en 1955 et en assurera, sans titre officiel, la rédaction en chef jusqu'en 1968. Son règne sera marqué par de multiples innovations, dont le mini-récit, d'innombrables numéros spéciaux et gadgets exceptionnels, la création de bien des séries devenues célèbres et l'afflux des meilleurs dessinateurs et scénaristes de Belgique, soudés en une joyeuse bande de copains. Homme inventif et fantaisiste, toujours à l'affût du défi technique "impossible" à relever, il a écrit ou collaboré discrètement à certains scénarios pour les principaux dessinateurs de l'hebdomadaire : Eddy Paape ("Jean Valhardi"), René Hausman ("Saki"), Gérald Forton ("Alain Cardan"), Peyo ("Les Schtroumpfs" et "Benoît Brisefer"), Jidéhem ("Starter"), Roba ("La Ribambelle"), Berck ("Mulligan"), Will ("Isabelle", avec Macherot et Franquin), Frédéric Jannin ("Arnest Ringard", avec Franquin), Carine de Brabanter ("Les Puzzoletti"), etc. Devenu indépendant, il travaille pour le journal de MICKEY ("Onkr" avec Ténas et "Les Zingari" pour Follet), l'hedomadaire hollandais PEP ("Alfred l'Orphelin" avec Bretécher, "Anna Tommy" pour Peter De Smet, "Llewelyn Flint" pour Peter Van Straaten) et le magazine SUPER-AS ("Colin Colas" avec Ryssack). Il collabore aux dessins animés des "Schtroumpfs" d'après Peyo et à ceux des "Tifous" avec leur créateur Franquin. En 1977, il anime durant trente numéros LE TROMBONE ILLUSTRÉ, un supplément intérieur à SPIROU qui se veut un vrai journal drainant nombre de vedettes dans de courtes mais exceptionnelles productions. Chanteur d'un groupe de dessinateurs musiciens, organisateur d'expositions et d'événements farfelus, encore collaborateur épisodique à SPIROU et aux productions du Studio Peyo, Yvan Delporte reste très actif malgré son âge devenu vénérable.








