158,000 VNĐ
Effroyables jardins
Détails sur le produit: » Prix: 158,000 VNĐ » Barecode: 9782070313495 » Auteur: Michel Quint » Éditeur: Gallimard » L'année d'édition: (1 mars 2004) » Langue: » Dimension: » Nombre de page: 74 » Poids:Descriptions du produit
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Quelle est la différence entre un clown et un assassin ? Tous deux sont des personnages-clés des romans de Michel Quint. Mais, alors que le dernier traverse tous les romans policiers de l'écrivain, le premier n'apparaît que dans le petit phénomène qui lui sert de dernier roman : Effroyables jardins. Curieuse petite prose en vérité que ces soixante pages à peine, véritable coqueluche des critiques de tous bords, depuis sa parution !
Mais que signifie à la fin le nez rouge, comme abandonné, oublié sur la couverture ? Il est d'abord l'absence, ou le dévoilement trop tardif d'un père dont il a connu l'histoire trop tard, trop tard pour découvrir quel héros était ce père, ce qui lui aurait évité les sarcasmes méprisants du "morveux" qu'il était alors. Du mépris, il en avait aussi, et à revendre, pour l'oncle Gaston et la Nicole, sa petite femme potelée. Mais voilà qu'un jour, tous sur leur trente et un, ils sont allés ensemble au cinéma, comme on va à la messe. Et dans le générique, un nom allemand est apparu, et tous ont été parcourus par un frisson que l'auteur, adolescent, ne pouvait pas comprendre. Pas encore. Il a fallu attendre la fin du film, et que Gaston s'installe devant une bière, au café d'en face, pour lui rapporter toute l'histoire. Celle qui a fait de son père, d'un simple instituteur qui faisait aussi le clown le dimanche, pour arrondir (tous) les mois difficiles, un résistant. Un résistant - avec son nez rouge - à toutes les indignités de la guerre et à toutes les mascarades, à toutes les pitoyables pitreries d'après-guerre, où les accusés finissent par apparaître comme les véritables augustes aux cheveux rouges. Ce livre vous happe, et derrière les "effroyables jardins", on en découvre d'autres, incroyablement soignés et beaux comme des paradis, où l'on peut continuer, dignement, à "être des hommes". --Laure Anciel --Ce texte fait référence à lédition Broché .
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Un clown qui assiste sans manifestation aucune au procès Papon, un petit garçon terrorisé par le moindre bout de nez rouge ou par une perruque de même couleur… c'est le point de départ d'une histoire de mémoire. De celles qui nécessitent du temps pour pouvoir être énoncées et partagées. De celles qui partent d'une expérience individuelle pour parler d'une réalité collective.
"Que je te dise : la Résistance, on s'y est mis, les autres je sais pas, en tous cas au début…Comme si on serait allés au bal…" avoue Gaston au petit garçon. Le Gaston, c'est le cousin du papa ; et le papa, c'est celui qui terrorise son fils a vouloir jouer l'Auguste à tout bout de champ. Arrive le jour où le fils doit être "affranchi" et de l'origine et du sens de cet accoutrement que le père revêt sans talent mais avec un bonheur non dissimulé. Cette pitrerie : un acte de mémoire, un acte de déférence. Et le Gaston de raconter l'apprentissage de la Résistance, la capture, l'Allemand philosophe… A peine soixante pages et les vies sont rajustées, humblement, à leurs vécus.
Effroyables jardins laisse pantois, presque abasourdi de cette justesse si sobre. La langue de Michel Quint, mélange de pudeur et d'audace, joue sur une partition chaloupée pourtant sans anicroche. L'auteur détourne le drame et invite au sourire au moment où certainement le cœur n'y serait pas. Mais voilà, le récit l'emporte avec son bagou et sa simplicité.--Sylvaine Jeminet-- --Ce texte fait référence à lédition Broché .
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