213,000 VNĐ
MAITRES ANCIENS (COMEDIE)
Détails sur le produit: » Prix: 213,000 VNĐ » Barecode: 9782070383900 » Auteur: Thomas Bernhard » Éditeur: Gallimard » L'année d'édition: 13 juin 1991 » Langue: Français » Dimension: 17 x 10,8 x 1,8 cm » Nombre de page: 253 » Poids:Descriptions du produit
Dans le Kunsthistorisches Museum, à Vienne, Atzbacher, le
narrateur, a rendez-vous avec Reger, le vieux critique musical.
Atzbacher est arrivé une heure à l'avance pour observer Reger, déjà
installé dans la salle Bordone, assis sur la banquette qu'il occupe
chaque matin depuis dix ans, face à L'Homme à la barbe blanche du
Tintoret. Pendant une heure, le narrateur se rappelle les citations de
Reger ou des conversations portant sur lui. Dans un deuxième temps, qui
commence à l'heure précise du rendez-vous, c'est la parole même de Reger
qui résonne dans la salle Bordone, comme sous l'effet d'une nécessité
vitale. Sur le mode de la diatribe, variant avec fureur et allégresse se
succèdent les thèmes (qui sont des cibles) chers à Bernhard dans cette
comédie (le sous-titre de l'oeuvre) qui n'est autre que celle de l'art,
des artistes, des écrivains, des compositeurs... Aux exagérations
coutumières, l'auteur ajoute le mauvais goût des Hasbourg, l'institution
des musées, l'autorité des maîtres anciens, l'enfance, les toilettes
viennoises, les journaux, les femmes de ménage, Beethoven... Des
imprécations, en une langue exaltante et libératrice, qui finissent
toujours par forcer le rire au bout du désespoir. --Céline Darner
Quatrième de couverture
«Les peintres n'ont pas peint ce qu'ils auraient dû peindre, mais
uniquement ce qu'on leur a commandé, ou bien ce qui leur procurait ou
leur rapportait l'argent ou la gloire, a-t-il dit. Les peintres, tous
ces maîtres anciens qui, la plupart du temps, me dégoûtent plus que tout
et qui m'ont depuis toujours donné le frisson, a-t-il dit, n'ont jamais
servi qu'un maître, jamais eux-mêmes et ainsi l'humanité elle-même. Ils
ont tout de même toujours peint un monde factice qu'ils tiraient
d'eux-mêmes, dont ils espéraient obtenir l'argent et la gloire ; tous
ils n'ont peint que dans cette optique, par envie d'argent et par envie
de gloire, pas parce qu'ils avaient voulu être peintres mais uniquement
parce qu'ils voulaient avoir la gloire ou l'argent ou la gloire en même
temps que l'argent.»








